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Je vous raconterai comment la cosmétique que j'aime réveille la peau, bouscule nos certitudes, nous amène à nous découvrir et à élargir notre vision du monde

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Avec les hommes, pour les hommes

06 Octobre 2016 | Par Élise | Créateurs d'aventures

Avec les hommes, pour les hommes

Laure a cette pétillance qui s'exprime avec brio au travers de son Concept de soins bretons & bio pour Hommes : Ho Karan, "Je vous aime" en Breton !  Une vraie qualité cosmétique, alliée à un sens artistique certain et enveloppée dans une démarche de développement social et durable, de soin de soi aussi, ces soins pour hommes vont très vite devenir une référence...
J'ai proposé une interview à Laure pour partager avec vous cette énergie et cette vision qui la mèneront loin, n'en doutons pas.

Interview avec Laure Bouguen, créatrice de la ligne de soins bretonne pour hommes HO KARAN.

1 : Quelle est ta phrase fétiche et ce que tu as à raconter autour d’elle ?

Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.” de Michel Audiard.

J’aime les gens qui ont un doux grain de folie, qui ne sont pas conventionnels. Ce sont ces rêveurs qui feront bouger les lignes. Et j’y vois un double sens, la nécessité de montrer ses failles, sa vulnérabilité. C’est en assumant notre vulnérabilité qu’on peut prendre des risques. Pour être sûr.e de soi il faut d’abord accepter de dire qu’on n’est pas infaillible et que l’échec fait partie du chemin.

2 : Quel sens a le mot « cosmétique » pour toi ?

J’ai banni le mot « cosmétique » chez HO KARAN car il véhicule une connotation trop féminine et futile. On pense souvent au maquillage et à la superficialité quand on traite de la cosmétique. Sûrement à cause de l’adjectif. Je préfère parler de soin, car ça m’évoque une dimension plus généreuse et noble, celle de « prendre soin » de soi bien sûr, mais aussi des autres, de son environnement.

3 : Comment l’estime de soi s’exprime dans ton quotidien ?

Pour s’estimer soi, il faut d’abord avoir de l’estime pour les autres et ce qui nous entoure. C’est le prérequis que j’évoquais précédemment, la nécessité de « prendre soin ». Pour être fière de moi et de ce que j’accomplis il me semble d’abord nécessaire d’agir de manière respectueuse. Je m’efforce d’être la plus attentive possible aux gens qui m’entourent et d’être reconnaissante. Je trouve qu’on ne se dit pas assez « merci ». Alors j’essaie de matérialiser cette gratitude aussi souvent que je peux, verbalement bien sûr, mais aussi par des cadeaux, des petites attentions sans valeur marchande mais qui rappelle à la personne qu’elle compte pour moi et que je compte sur elle.

4 : Quelle est ta recette pour te sentir belle et bien dans ta peau ?

Le sport ! Le sport et l’art. Il est toujours difficile d’établir une frontière entre les deux. Ca m’a d’ailleurs valu un débat passionné avec mon kiné récemment. Je pratique différents sports simultanément, quand mon corps me le permet, la natation, la course à pied, le cirque… Mais celui qui ne me quitte pas depuis 15 ans c’est la danse. La danse est essentielle à mon équilibre. Elle me permet de gérer mon énergie, mon corps, mais surtout mes émotions. La danse m’a toujours accompagnée dans les moments tristes comme joyeux, c’est la meilleure façon pour moi d’extérioriser mes sentiments et d’être bien dans ma peau.   

5 : Quelle chanson te donne la sensation d’être vivante et heureuse, ce qu’elle provoque chez toi ?

Question joyeuseté les vieux tubes disco sont pour moi les grands gagnants. Ils ont un petit côté kitsch assumé. Ca sent la fin de mariage, il est 4h du mat’ et les derniers survivants s’accrochent à leur verre en entonnant « We are Family » de Sister Sledge ou « Celebration » de Kool & the Gang. Rien que l’évocation de la chanson me donne le sourire. C’est ce qu’a tenté de reproduire récemment Pharrell Williams avec un titre très simple et efficace comme Happy je suppose. L’histoire nous dira s’il mérite la même pérennité.

6 : Ce qui te touche le plus chez une femme ? chez un homme ?

Tu vas me dire que je radote malgré mon jeune âge mais j’en reviens encore à cette nécessité de « prendre soin ». Hommes comme femmes elle passe pour moi par une même vertu, la générosité. Il n’y a rien qui m’horripile plus que les gens radins, avares de bons sentiments, de mots ou d’attentions envers les autres. Cela dépasse les considérations purement monétaires, même si je suis toujours frappée de me rendre compte que les plus généreux sont rarement les plus aisés. A contrario, même si je considère la bienveillance et l’altruisme comme des prérequis, je suis toujours touchée par les actes de générosité gratuits et désintéressés.

7 : Quel est ton prochain défi à relever et comment les autres peuvent t’y aider ?

Cela fait un petit moment que j’ai un projet autour de l’éducation qui me trotte dans la tête. Je pense qu’il est urgent de repenser un nouveau modèle d’école qui dépasse notre vision dichotomique de l’apprentissage distinguant éducation parentale et enseignements scolaires; et qui de surcroît l’ancre dans le temps, comme si « apprendre » n’était qu’une action très temporellement délimitée.

Comme beaucoup de gens j’aimerais que l’école nous donne envie d’apprendre plutôt qu’elle nous apprenne. Il me semble donc nécessaire de proposer un  nouveau modèle, un modèle tellement flexible, adaptable et duplicable qu’il s’agirait presque d’un « non-modèle ».

Je pourrais m’étendre longuement alors pour répondre à ta question je suis preneuse d’études, d’exemples en France et à travers le monde pour alimenter ma réflexion. Et bien sûr de bonnes âmes motivées pour y réfléchir et en discuter même si je sais qu’il y a déjà beaucoup d’initiatives en cours !

8 : Ton plus beau coin de nature ce serait où ? Et ce que cela t’évoque ?

Par régionalisme je serais bien sûre tentée de choisir un coin de Bretagne. D’autant qu’on pense souvent à la côte bretonne en oubliant la dimension tellurique de cette région qui possède de magnifiques forêts comme Brocéliande.

Mais s’il y a bien un endroit dans le monde qui m’intrigue particulièrement par son mysticisme et sa naturalité, et que je rêve de visiter depuis quelques temps, c’est l’île de Pâques. Le tropisme pour les menhirs et les moaïs y est peut-être pour quelque chose…    



9 : Quel message as-tu à  envie d’envoyer au monde ? Et comme ce sont les hommes que tu souhaites toucher, as-tu un message à leur envoyer?

Je n’ai pas la prétention d’être capable d’envoyer un message au monde. J’aimerais avoir cette force et cette aura, mais je pense que d’autres ont essayé avec plus de légitimité.
On parlait de rêve et de folie au début au début de l’entretien. Il y a une citation d’Andrée Putman - une grande dame du design que j’affectionne particulièrement - à ce sujet et qui me semble transmettre un message judicieux :

« Ne pas oser c’est déjà perdre. Réjouissons-nous de tout projet ambitieux, voire utopique, car les choses ne bougent que si l’on rêve ».

 

Le mot d'Élise : Un grand merci Laure pour cette profondeur de champ !
Envoyer un message au monde, c'est pour moi là où nous sommes, autour de nous et en nous, avoir une conviction forte et la faire vivre du mieux que nous le pouvons, "coeur et âme". En cela, Laure, tu envoies un très beau message au monde...

Retrouver les soins HO KARAN

Note importante : Laure fait appel à un ESAT (établissement et Service d'Aide par le Travail) pour préparer à la main les beaux packagings créatifs de Ho Karan. Avec les hommes, pour les hommes.

 

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